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29 juillet 2026

Les 3 techniques d’infiltrations offertes en clinique: quel type d’imagerie pour quelle douleur?

Contrairement à une injection standard, l'infiltration est guidée par imagerie médicale, ce qui permet au radiologue de visualiser en temps réel le trajet de l'aiguille et de confirmer qu'elle atteint bien la cible visée.

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Lorsqu’un médecin prescrit une infiltration pour soulager une douleur articulaire, musculaire ou tendineuse, une question revient souvent : pourquoi certaines infiltrations se font-elles sous scopie, d’autres sous échographie, et d’autres encore sous scanner? La réponse tient à un seul principe : chaque technique de guidage par imagerie est choisie en fonction de la zone à atteindre, afin d’offrir un geste précis, sécuritaire et efficace.

Voici un survol des trois approches offertes en clinique, ainsi que les situations pour lesquelles elles sont le plus souvent utilisées.

Qu’est-ce qu’une infiltration guidée par imagerie?

Une infiltration consiste à injecter un médicament, le plus souvent un corticostéroïde anti-inflammatoire, directement dans une zone précise du corps à l’aide d’une aiguille. Contrairement à une injection standard, l’infiltration radiologique est guidée par imagerie médicale, ce qui permet au radiologiste de visualiser en temps réel le trajet de l’aiguille et de confirmer qu’elle atteint bien la cible visée. C’est cette précision qui distingue l’infiltration guidée d’une simple injection faite «à l’aveugle».

C’est le radiologiste qui détermine la meilleure technique de guidage selon la région à traiter, votre condition médicale et vos antécédents.

L’infiltration sous scopie

La scopie (ou radioscopie) utilise un appareil à rayons X qui produit une image continue, un peu comme un film, plutôt qu’une photo fixe. Cette technique nécessite généralement l’injection préalable d’un produit de contraste iodé, qui permet de confirmer que le médicament se rend bien à l’endroit voulu.

Pour quelles situations? L’infiltration sous scopie est fréquemment utilisée pour les grandes articulations, notamment la hanche en cas d’arthrose (coxarthrose), ainsi que pour certaines infiltrations du genou lors d’arthrose ou de synovite. Elle sert aussi parfois à des infiltrations plus complexes du rachis, en alternative au guidage sous scanner, selon la préférence du radiologiste et la zone visée.

L’infiltration sous échographie

Ici, ce sont les ultrasons qui guident l’aiguille, sans aucun recours aux rayons X ni au produit de contraste. Le radiologiste visualise en direct les structures molles et suit le trajet de l’aiguille jusqu’à la cible.

Pour quelles situations? L’échographie est particulièrement bien adaptée aux tissus mous et aux articulations superficielles : tendinites (épaule, coude, genou), bursites (par exemple autour de la hanche), ainsi que certains kystes. C’est aussi l’approche privilégiée pour les tendinites des muscles fessiers ou du tractus ilio-tibial, entre autres. L’absence de radiation en fait une option intéressante lorsque la zone à traiter s’y prête bien.

L’infiltration sous TDM (tomodensitométrie)

Le scanner, ou TDM, offre une imagerie en coupes à haute résolution qui permet un guidage extrêmement précis, particulièrement utile pour les structures profondes ou difficiles d’accès. Le radiologiste réalise des coupes ciblées pour confirmer le trajet de l’aiguille avant d’injecter, en général, un peu de produit de contraste iodé pour valider le positionnement, puis le médicament anti-inflammatoire.

Pour quelles situations? Le TDM est souvent la technique de choix pour les structures profondes ou complexes, comme les articulations sacro-iliaques ou certaines infiltrations du rachis, notamment en présence de maux de dos persistants. Sa précision en fait une option de choix lorsque la zone à atteindre est difficile à visualiser autrement.

(Note : la grossesse constitue une contre-indication à l’infiltration sous TDM, en raison de l’exposition aux rayons X.)

Est-ce que toutes les cliniques offrent les trois techniques?

Pas nécessairement. Offrir les trois modalités de guidage exige un plateau technique complet : un appareil de scopie, un échographe et un scanner, en plus de radiologistes formés à chacune de ces techniques. Plusieurs cliniques se spécialisent dans une ou deux approches seulement, selon leur équipement, et redirigent leurs patients ailleurs lorsque la situation exige une technique qu’elles n’offrent pas.

À Radiologie de la Capitale, notre équipe est en mesure de réaliser les trois types d’infiltrations sur place. Cela nous permet de choisir, avec vous, la technique la mieux adaptée à votre condition, sans avoir à vous référer à une autre clinique.

En résumé

TechniqueGuidageBien adaptée pour
Sous scopieRayons X en continu + produit de contrasteHanche, genou (arthrose)
Sous échographieUltrasons, sans rayons XTendons, bourses, articulations superficielles
Sous TDMScanner haute résolutionStructures profondes, rachis, sacro-iliaques

Si vous avez reçu une prescription pour une infiltration, notre équipe se fera un plaisir de répondre à vos questions et de vous guider dans les prochaines étapes.

wwww.radiologiedelacapitale.ca
418 628-8291